C'est le blog de la CGT de Faurecia Systèmes d’Échappement (Faurecia Clean Mobility) à Beaulieu Protos, Seloncourt, Bavans et R&D Moteurs à Etupes
Un dialogue social d’ors et déjà tronqué
Alors que le 29 mai, en ouvrant les discussions, M. Varin avait, une fois de plus, promis un « dialogue social exemplaire », les faits n’ont pas tardé à montrer que ce n’est qu’un affichage pour l’opinion publique.
En effet, d’emblée, la direction a indiqué qu’elle mettait en cause sans aucune discussion avec les syndicats et à partir de la mi-juin, les indemnisations de frais de déplacement des salariés du groupe : suppression de l’indemnisation des repas de midi lors du déplacement dans un autre établissement du groupe, suppression des remboursements de « frais divers », suppression des compensations entre hôtellerie et restauration.
Cette remise en cause va toucher des milliers de salariés de toutes catégories, qui ne se déplacent pas par plaisir mais pour remplir leur mission professionnelle.
Cette remise en cause s’apparente à un coup de force et augure mal du « nouveau contrat social » promis par M. Varin.
Un programme de discussions en 2 temps.
La CGT a contesté cette approche en rappelant que le travail n’est pas un coût mais la source de création de valeur, et que l’élévation de l’emploi et des salaires est la condition non seulement du bien-être social mais aussi de l’écoulement de la production.
Il est pathétique de voir la direction PSA se plaindre à ¼ heure d’intervalle d’une part du coût du travail qu’elle veut réduire, et d’autre part de la paupérisation (sic) qui fait chuter les ventes automobiles en Europe.
En matière d’économies, nous avons suggéré de
Enfin face à un énième exposé sur les méthodes Lean que PSA veut continuer à déployer, nous avons rappelé, qu’à l’inverse l’efficacité du travail passe par l’amélioration de la qualité de vie au travail et un dispositif permettant aux anciens de bénéficier de préretraite tout en transmettant leur savoir à des jeunes.
Nous sommes persuadés que l’issue de ces discussions dépendra de l’intervention des salariés eux-mêmes et nous les appelons à rester vigilants et prêts à se mobilisés.
Paris le 6 juin 2013